La première chose à faire devant un enfant qui pleure, c'est naturellement de vérifier s'il na pas faim, s'il n'est pas mouillé, s'il n'a pas sommeil, s'il na pas de difficulté de digestion,... Pensez aussi à des raisons « médicales » et n'hésitez pas si nécessaire à consulter un médecin sans trop attendre.
Mais il faut savoir que, surtout chez le tout petit, il y a aussi des pleurs « normaux » que l'on ne sait pas vraiment expliquer.
On a beau dire que c’est important de ne pas laisser pleurer un nouveau-né trop longtemps, que c’est important de répondre aux « demandes » qu’il est en train de vous formuler « poliment », il vous arrivera sans doute de « craquer » de fatigue, d’énervement, de tristesse, d’oreilles cassées, d’incompréhension, d’impuissance... devant un bébé qui n’en finit pas de pleurer, après votre 20ème espoir de voir votre tentative de l’apaiser enfin couronnée de succès !
Il n'y a pas de super-parents...
Pas évident en effet, ni pour vous ni pour personne (ne croyez pas ceux qui prétendent le contraire), de supporter des pleurs inexpliqués, surtout s’ils sont à répétition. Nous nous sentons alors complètement impuissants et incapables d’être de « bons parents » ! Cela peut aussi réveiller en nous des sentiments surgis sans crier gare comme des trains fantômes de notre propre enfance. Avec parfois comme conséquences des comportements violents que la personne elle-même sera après coup souvent incapable d’expliquer.
Heureusement parce que s’il en existait, leurs enfants auraient l’obligation d’être... des super-enfants ! Bonjour la pression !
C’est donc tout à fait normal que vous ne compreniez pas toujours pourquoi votre bébé pleure ! C’est souvent à partir de ce genre de constat d’impuissance qu’une solution nouvelle pourra surgir. Acceptez d’être cette fois impuissant!
Si vous n’arrivez pas à trouver une solution « chouette pour tout le monde » cette fois-ci, faites confiance à la vie et au temps pour vous reproposer ce même type de situations... jusqu’à ce que « ça roule » ! »
« Pleurer accompagné »
Votre bébé n’a pas toujours besoin que vous répondiez à ses demandes par des actions bien précises. Si vous avez essayé tout ce qui « marche » d’habitude et qu’il continue à pleurer, il se peut qu’il ait simplement besoin d’être avec vous, que vous l’aidiez à se calmer, à se détendre… Si possible, tâchez de vous détendre vous-même et contaminez-le de votre propre détente: prenez-le dans vos bras, bercez-le, poussez de profonds soupirs,… pour qu’il sente en direct se propager la détente, de votre corps au sien…
« Pleurer accompagné », soutenu physiquement et psychologiquement, peut être aussi un remède efficace sinon miracle pour évacuer les « tensions inutiles » (tensions présentes ou passées que le nouveau-né ne peut pas « traiter » parce que trop fortes ou qui durent trop longtemps). D’autant plus qu’après les pleurs vient la détente ! Exemple qui concerne(ra) plus d’un parent : les pleurs de fin de journée, parfois appelés les « pleurs du papa » (Merci pour lui ! Pourtant, il n’y peut rien, c’est juste que c’est souvent plus ou moins à l’heure où il revient du boulot que ça éclate ! Bonjour les stéréotypes, comme s'il n'y avait que « les papas » qui travaillaient à l'extérieur!).
Souvent sans raison identifiée malgré les minutieuses enquêtes de parents apprentis Sherlock Holmes, on peut considérer ces pleurs du bébé comme une « décharge des tensions inutiles » de la journée sur fond de système nerveux immature. Il vous « suffira » (c’est bien sûr plus facile à dire qu’à faire) d’accepter ces pleurs et de les accompagner sans en chercher la solution... Et pour les jours suivants, de tenter, dans la mesure du possible, de diminuer un peu les facteurs de stress…
Si vous ne sentez pas votre bébé s’apaiser dans vos bras, il se peut aussi qu’il ait besoin de se retrouver seul au calme, en sécurité, dans l’univers qu’il commence à connaître de son lit…
Pour ne pas perdre son calme ...
S’il vous arrivait de ne pas parvenir à garder ou à retrouver votre calme devant votre bébé qui pleure, alors que vous avez tout essayé, il vous faudra utiliser des stratégies de protection et de cohérence :
Passer si possible le relais à un autre adulte ;
Mettre une couette, une couverture ou un coussin entre vous et le nouveau-né. En intercalant ainsi « du mou », votre trop plein de tension passera moins en lui et il aura plus de chance de quand même se détendre.
Mettre le bébé au lit en lui expliquant que pour l’instant vous ne trouvez pas de solution et que vous n’en pouvez plus, tout en l’incitant à trouver du réconfort par lui-même.
Le nouveau-né sera beaucoup moins affecté si ce qu’il ressent, même si ce n’est pas très satisfaisant, correspond avec ce que l’adulte « dit » ! Il vaut mieux dire « je n’en peux plus » que tenir le coup « à l’arraché » en disant « tout va bien » !
« On n'est pas tout seul sur terre » : organisez-vous, faites appel aux « relais » si vous n’en pouvez plus...